Planète

Lundi 11 septembre 2006
Hé oui, c'est encore beau pour quelque temps ?
Par Denis
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Samedi 16 décembre 2006
Alors en ce moment, je me mets à m'informer plus, être plus actif dans ce qu'on peut appeller.. l'environnement, la fibre écolo, le sauvetage de planète, bref, comme vous voulez.

Donc je vais vous parler d'une chose qui me semble intéressante et motivante : le projet "Campus Durable".

Le logo du projet Campus Durables

Bon je sais, durable a pris une connotation "à la mode" voire "démago" mais bref, passons. Voilà en gros l'histoire du concept et ce que j'en pense :

L'initiative, démarrée en 1998, a lieu au niveau national, sur toutes les universités du Canada. Je trouve l'idée intéressante car avec des campus de plusieurs milliers d'étudiants (35 000 pour l'université Laval où je travaille), une université est une petite ville, une véritable societé en miniature. Donc d'un côté suffisamment petite pour que l'on puisse en tant qu'individu agir et constater les conséquences de nos actes et d'un autre côté suffisament grande pour que les conséquences de nos actes ne soient pas négligeables.
De plus, le point particulier d'une université est, il faut l'avouer, qu'elle est le lieu de passage d'une certaine catégorie de la population qui sera probablement amenée à avoir des responsabilités, prendre des décisions, bref, avoir du pouvoir.
Éduquer des étudiants et les habituer à prendre en compte l'impact de l'Homme sur l'environnement-ecosystème-société dans chaque processus me paraît donc être un excellent levier pour faire bouger les choses, non ?
C'est quoi la citation déjà ? Pour éviter une guerre, construisez une école ?? un truc comme ça en gros... bref..

Les universités canadiennes n'en sont pas toutes au même point. La première partie du projet, qui est pour la plupart du temps une initiative étudiante, consiste à sensibiliser puis impliquer les administrations des universités pour que l'idée s'implante puis se concrétise sous la forme par exemple de la création d'un poste permanent dédié à la question environnementale. L'université la plus avancée est l'université Concordia de Montréal où a démarré le premier projet pilote. Je crois qu'il y a actuellement deux postes permanents à Concordia, dédiés au "sustainable"

À l'université Laval, le projet démarre tout juste. Les premières réunions ont lieu pour rassembler les bonnes volontés. L'objectif est de mettre en place le projet, cerner le réseau de l'administration par lequel il faudra passer et qu'il faudra convaincre de l'intérêt d'une telle démarche, présenter le projet aux personnes clés et finalement démarrer l'initiative, et lancer ainsi l'université à la suite des autres universités canadiennes sur le chemin d'une gestion plus raisonnée du campus.

Voilà, vous aurez plus de renseignements sur ce site très renseigné mais aussi très touffu, je dois avouer !
Par Denis
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Vendredi 26 janvier 2007
Coucou !

J'ai découvert ce site hier :
 
MIRAVI - Meris Image Rapid Visualization
En rouge, l'emprise au sol de cette image, dont je reparle plus tard

Il s'agit d'un site de l'Agence Spatiale Européenne, l'ESA, qui propose des images récentes issues du capteur MERIS, un des capteurs embarqués à bord du gros satellite ENVISAT. Lancé en mars 2002 par Ariane 5, c'était un très gros bébé (plus de 8 tonnes de matériau hyper cher), et c'était pour tout dire assez risqué... En cas d'accident, je pense que ça aurait pas mal mis le bordel au sein de l'ESA... Mais c'est une autre histoire...

Bref, donc ce capteur propose plein de couleurs (bandes spectrales) dans le visible et le proche infrarouge, ce qui permet notamment d'obtenir des images en couleurs réelles, avec une résolution au sol de 300m environ. Pas dégueu. La largeur couverte au sol est relativement grande (1150km, à comparer aux 60km de large de SPOT ou aux 16.5km de Quickbird, le satellite commercial offrant la meilleure résolution actuellement avec ses pixels au sol de 60cm). Il lui suffit donc de faire une quarantaine de tours de la planète pour repasser au dessus du même point, ce qui correspond à 3 jours (ce type de satellite effectue un tour de Terre en un peu plus d'1h40).

Donc si vous allez sur ce site vous pourrez accèder aux dernières images acquises par le capteur, en général 2h après le passage du satellite. Comme le satellite passe aux alentours de 10h30 heure locale (il est héliosynchrone), vous pouvez même aller voir en début d'après-midi la dernière image ? Au moment où j'écris ceci, je peux accèder à une image contenant la baie de New York (le truc gris moche en haut) acquise ce matin à 10h30 (heure de l'est - GMT+5) ! La dernière image mise en ligne est une image couvrant une partie de l'ouest canadien et américain acquise il y a 2 heures !

Une application de l'ESA montrant la position d'ENVISAT en temps réel
Ici, la position d'ENVISAT quand il prenait cette image - en arière plan, Saturne

Si vous êtes complètement curieux, ou complètement fou, vous pouvez même faire fonctionner cette applet Java de l'ESA (temps de chargement un peu long), ou encore cette applet Java de la Nasa, qui vous permettent de voir la position du satellite de votre choix évoluer en temps réél, ou alors en accéléré, avec des taux de rafraîchissement eux aussi paramètrables.
N.B : pour l'applet de l'ESA, vous pourrez voir les positions des autres planètes et du soleil. Pour l'applet de la NASA, vous verrez par défaut tous les satellites, notamment la ceinture de satellites géostationnaires.

À propos de satellites géostationnaires, si vous voulez des images satellite de la Terre encore plus en temps réel, allez par exemple sur ce site : vous aurez, chaque heure, les images des satellites météorologiques européens. En revanche, les images sont en noir et blanc, et les détails visibles ne sont pas très fins (il est quand même presque à 36 000 kilmètres d'altitude, le satellite !). Seulement du noir et blanc pour le visible, donc, mais par contre, des images en infrarouge thermique de différentes longueurs d'onde ! Ça permet de bien voir les nuages, la vapeur d'eau, de jour comme de nuit...

Voilà.. c'est tout. Je trouve que ça forme une bonne alternative avec Google Earth, qui donne quand même une image de la Terre où il fait jour partout (balèze), où l'été a lieu partout en même temps toute l'année (balèze aussi), et où il fait super beau partout et toute l'année (encore plus balèze). Vous ne pouviez donc pas savoir avec Google Earth que le fleuve n'était pas gelé à Québec le 14 janvier (ni qu'à New York, il faisait moche !).

Hé oui !
Par Denis
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Lundi 12 mars 2007
Des images vues à la télévision m'ont donné la curiosité de chercher ce que l'on voyait par satellite au Soudan... Avec Google Maps, on trouve très rapidement ce genre d'image. Ce camp existe depuis près de 3 ans.
Camp d'Abu Shok, El Fashir, Soudan
Par Denis
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