Mardi 24 janvier 2006
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Soirée élections ce soir : on a changé de premier ministre au Canada. En pratique, c'est un peu comme au Royaume-Uni, le suffrage universel élit des députés. Il y a un député pour chaque comté soit 308 pour tout le Canada (dont 75 pour le québec). Le chef du parti majoritaire à la chambre des Communes devient le premier ministre. Pour plus de détails, wiki.
Si je fais confiance aux avis qui m'ont été donnés de ci et de ci, les libéraux sont au pouvoir au Canada depuis un bout de temps (trop longtemps ?) et surtout, des affaires ont éclaté il y a peu de temps, dans lesquelles des membres du gouvernement dont le premier ministre sortant Paul Martin étaient mouillés ! Il y a donc une certaine envie de changer pour vrai.
Il y a aussi le cas du bloc québécois :Si je fais confiance aux avis qui m'ont été donnés de ci et de ci, les libéraux sont au pouvoir au Canada depuis un bout de temps (trop longtemps ?) et surtout, des affaires ont éclaté il y a peu de temps, dans lesquelles des membres du gouvernement dont le premier ministre sortant Paul Martin étaient mouillés ! Il y a donc une certaine envie de changer pour vrai.
Voici les affiches que l'ont pouvait voir depuis quelques temps à Québec.Le bloc québecois, parti historiquement majoritaire au Québec reste minoritaire au niveau fédéral. Cependant, certains québecois pensent que la trop forte représentation du bloc au parlement empêche le parti au pouvoir d'être majoritaire, et rend le gouvernement trop faible.
Les discussions autour des sondages sont spéciales : le système des comtés rend les résultats des éléctions un peu imprévisibles. En effet les sondages donnent des chiffres en pourcentages d'intentions de vote alors que la majorité au parlement se compte en nombre de sièges. S'il y a 50 comtés à 80% conservateurs et 50 comtés à 60% libéraux, on a 50/50 au parlement, alors que les sondages donneront plus de 50% aux conservateurs. C'est un premier truc rigolo.
Le deuxième truc rigolo, c'est ce qui se passait ce soir à la télévision. Bien sûr, on annonce les résultats qui ne sont que partiels. On peut donc voir grimper le nombre de sièges de chaque parti au fur et à mesure que le temps s'écoule et que les bulletins sont dépouillés. Il arrive même que les résultats d'un comté soient affichés alors que seuls quelques dizaines de bulletins ont été dépouillés !
Sur l'image précédente, on voyait les résultats partiels du comté de Mont-Royal, et à droite les résultats temporaires au niveau national. Il peut bien sûr arriver que les chiffres des partis diminuent, si l'un des comtés determiné majoritaire pour un parti se retrouve aux mains de l'autre parti après prise en compte de bulletins supplémentaires.
On peut voir que le Bloc est tout de même bien représenté au Québec :
Intéressant : la différence entre ces deux écrans présentés l'un à la suite de l'autre !
Un dernier truc rigolo. Le canada s'étend sur 4 fuseaux horaires et demi. Les bureaux de vote des différentes provinces ont donc différentes heures de fermetures pour que les résultats s'annoncent à peu près en même temps dans le pays. Apparement la loi éléctorale stipule qu'il est interdit de diffuser le résultat ou ce qui semble être le résultat du scrutin d'une circonscription dans une circonscription avant la fermeture de tous les bureaux de scrutin de cette dernière. Par contre, rien n'a l'air d'empêcher la diffusion des résultats de l'est alors que l'ouest vote encore, et c'est bien ce qui a l'air de s'être passé ce soir. Radio Canada a bien attendu 22h07 pour annoncer la victoire du parti conservateur en annonçant que le gouvernement serait minoritaire (c'est à dire qu'il n'a pas la majorité absolue de 155 sièges). Il était alors 19h07 à Vancouver et les bureaux de vote avaient fermé 7 minutes auparavant. En revanche l'émission diffusait des résultats partiels depuis un petit bout de temps !!
Autre chose : la participation est en chute ces dernières années, le dernier taux était à moins de 65%. En ajoutant à cela le fait que lors de la dernière élection hivernale, en février 1980, une tempête de neige a fait chuter le taux de participation de 7 points, il se trouve que les conditions météo du jour du scrutin on constitué un réel sujet de débat.
La météo, c'est important.
Autre chose : la participation est en chute ces dernières années, le dernier taux était à moins de 65%. En ajoutant à cela le fait que lors de la dernière élection hivernale, en février 1980, une tempête de neige a fait chuter le taux de participation de 7 points, il se trouve que les conditions météo du jour du scrutin on constitué un réel sujet de débat.
La météo, c'est important.

2 tasses 1/2 de farine
THE END

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